Bombardement de Verdun - 9

LE BOMBARDEMENT

DE LA VILLE DE VERDUN.

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9ème partie

Suite et fin.

ENFIN ! VERDUN RESPIRE…

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LES HOMMAGES FRANÇAIS ET ÉTRANGERS, A L’HÉROÏQUE CITÉ VERDUNOISE.

A LA FIN DE SON DISCOURS, LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE DÉCLARE :

« Je remets » :

« Au nom de S.M l’Empereur de Russie, la Croix de Saint-Georges ».

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Ci-dessus : De gauche à droite :

Nicolas II, Empereur de Russie, Georges V, roi d’Angleterre, Albert 1er, roi des Belges.

« Au nom de S.M le roi de Grande Bretagne et d’Irlande, la Military Cross ».

« Au nom de S.M d’Italie, la médaille d’or de la valeur militaire ».

« Au nom de S.M le roi des Belges, la croix de Léopold 1er ».

« Au nom de S.M le roi de Serbie et de S.A le Prince Régent, la médaille de la bravoure militaire ».

« Au nom de S.M le roi de Monténégro, la médaille d’or Obilitch ».

« Au nom du gouvernement de la République, la croix de la Légion d’Honneur et la croix de guerre Française ».

LE PRÉSIDENT A, ENSUITE, ÉPINGLÉ SUCCESSIVEMENT CHACUNE DES CROIX SUR UN COUSSIN QUE LUI A PRÉSENTÉ, LE REPRÉSENTANT DU MAIRE DE VERDUN.

Au fur et à mesure qu’une décoration est posée sur un coussin, la musique militaire joue l’hymne national du pays allié, qui a conféré cette distinction.

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Ci-dessus : Les décorations remises à la ville de Verdun.

Le coussin de velours entouré d’un ruban tricolore sur lequel le Président de la République a épinglé les croixet les médailles conférés à la ville par la France et les Alliés.

En haut : la croix russe de Saint Georges ; au-dessus de gauche à droite la Military Cross britannique, la croix de la Légion d’Honneur, la croix de guerre Française, la médaille d’or de la valeur militaire d’Italie.

En bas, de gauche à droite :

La médaille d’or serbe de bravoure militaire, la croix belge de Léopold 1er, la médaille d’or Obilitch du Monténégro.

Les médailles militaires Françaises :

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Ci-dessus : De gauche à droite :

La Légion d’honneur,

La médaille militaire,

La croix de guerre.

APRÈS CETTE ÉMOUVANTE CÉRÉMONIE :

Le Président Raymond POINCARÉ, procède à la remise de décorations Françaises et Étrangères à des Officiers ainsi qu’à des soldats qui se sont signalés au cours de cette bataille.

Il a, notamment, épinglé la décoration de grand Officier de la Légion d’Honneur sur la poitrine du Général NIVELLE.

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Ci-dessus : Le Général NIVELLE, Commandant la 2ème armée de Verdun en 1916,

puis, Commandant en Chef de la 2ème  armée du Nord et du Nord-Est en 1917.

PUIS, LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE QUITTE LA VILLE DE VERDUN.

Et se rend à la Préfecture de Bar-le-Duc afin de rendre hommage à la « conduite si digne et si ferme de la population civile, etc. ».

Il n’est pas inutile de rappeler :

QUE BAR-LE-DUC, VILLE REMPART, CŒUR DE L’ORGANISATION ET DE LA PRÉPARATION DE LA DÉFENSE DE VERDUN :

- Attendra quatre ans après Verdun pour être à son tour honorée.

Elle obtiendra le 14 novembre 1920, la croix de guerre avec cette citation :

« Ville de l’arrière front de Verdun, centre militaire important qui a été, de ce fait, exposé aux bombardements répétés de l’aviation ennemie, particulièrement entre 1916 et 1917… ».

« Malgré les pertes subies, a toujours fait preuve du plus beau sang froid et d’un patriotisme ardent ! ».

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Ci-dessus : Bar-le-Duc, le quartier Notre Dame bombardé.

Je consacrerai un chapitre sur ce qui est pour moi, un oubli malheureux.

UN DÉCRET AUTORISE LA VILLE DE VERDUN :

- A faire figurer dans ses armoiries la « croix de la Légion d’Honneur » en ces termes :

« Le Président de la République Française » :

« Vu l’avis émis par le Conseil de l’Ordre de la Légion d’Honneur » :

« Sur la propension des Ministres de la guerre, de la justice et de l’extérieur ».

« Décrète » :

« Article premier » :

« La ville de Verdun (Meuse) est autorisée à faire figurer dans ses armoiries « la croix de la Légion d’Honneur ».

« Article 2 » :

« Les Ministres de la guerre, de la justice et de l’intérieur sont chargés en ce qui concerne, de l’exécution du présent décret ».

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Ci-dessus : La croix de la Légion d’Honneur, instituée en 1802 par BONAPARTE,

pour récompenser les plus méritants soit de l’armée, ou dans le civil.

A LA SUITE DE CETTE ÉMOUVANTE MANIFESTATION :

Le Prince Alexandre de Serbie a fait parvenir au Président de la République Raymond POINCARÉ, ce message :

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Ci-dessus : Le Prince Alexandre de Serbie.

En Serbie, à la suite de l’attentat de Sarajevo, celle-ci rejette l’ultimatum Autrichien, c’est le déclenchement de la première guerre mondiale ».

Par le jeu des alliances, dans ce conflit, la France est associée à la Serbie.

« J’ai reçu la dépêche de votre Excellence, m’annonçant » :

« - La remise à l’héroïque ville de Verdun, de la médaille d’or Serbe, de la bravoure militaire au moment où l’armée Serbe a remporté la première victoire sur nos ennemis communs, les Bulgares ».

« Dans cette circonstance » :

« Je vois un heureux présage pour le succès final des Armées Alliées et je profite de cette occasion pour déclarer, encore une fois, mon admiration pour la ville de Verdun qui » :

« - Par sa résistance héroïque a rendu possible l’action actuelle dans les Balkans et ma reconnaissance pour la République Française ! ».

« - Qui a tant fait pour préparer l’Armée Serbe à de nouveaux exploits dans la lutte pour le droit et la liberté, etc. ».

NOMBREUSES SONT LES PERSONNALITÉS MILITAIRES ET CIVILES FRANÇAISES ET ÉTRANGÈRES QUI SE RENDENT DANS LE SECTEUR DE VERDUN AU GRAND DÉSESPOIR DU GÉNÉRAL PÉTAIN.

Une visite de quelques jours très remarquée, celle du Ministre de la guerre Britannique LLOYD Georges, qui avait demandé à se rendre sur le front Meusien.

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Ci-dessus : LLOYD Georges.

Homme politique Britannique, au cours de la 1ère guerre mondiale, il fut Ministre des munitions puis de la guerre.

Il joua un rôle très important dans les négociations du traité de Versailles en 1919.

Il est l’hôte du Général DUBOIS, Gouverneur de la place de Verdun.

Après avoir visité Verdun et ses alentours, il a partagé dans la citadelle, le repas pris en commun avec les Officiers Français qui vécurent les heures les plus tragiques de la bataille et dit-on « c’est un émouvant banquet ».

Au dessert le Général DUBOIS remercie :

- Le Ministre de la guerre Britannique de l’honneur qu’il a fait en s’asseyant à la table des défenseurs de Verdun.

Le Ministre répond en quelques mots :

« Pour moi, dit-il, pour conclure » :

« Je me sens remué profondément en touchant ce sol sacrée.

« Je ne parle pas en mon nom personnel. Je vous apporte l’admiration émue de mon pays et de ce grand empire dont je suis ici le représentant… ».

Puis le Ministre se tait et le silence est impressionnant, etc.

Il lève son verre et d’une voix chaude, s’écrie :

« A LA France ».

« Aux héros tombés sous Verdun ».

ET POUR CONCLURE CE CHAPITRE :

Par la suite, le Président de la République, Raymond POINCARÉ,  déclarera :

« Quoique encore violemment bombardée sur la ville et sur les forts, la place de Verdun paraît momentanément sauvée ».

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Christian BOULAY

Illustrations de l’auteur.

(A suivre :

Les réfugiés).

 

 

 

 

 

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