Arsène LUX a trompé...1

ARSÈNE LUX – MAIRE DE VERDUN

DE 1995 A 2014

A TROMPÉ DES MILLIERS D’ÉLUS.

 AINSI QUE SIX MINISTRES

DONT UN FUTUR PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE.

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Une proposition de loi basée sur le mensonge !

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On préfère le silence à la vérité :

A la lecture de ce qui va suivre, vous apprendrez que cela fait plusieurs années que je mène seul un combat contre le Maire de Verdun et ses alliés, pour que la loi de 1923 soit respectée.

Et pourtant, nombreux sont ceux qui s’intéressent à la « Voie Sacrée ». Il suffit de lire la presse.

Quelques exemples :

- Une association utilise le nom de « Voie Sacrée » pour obtenir facilement de l’argent auprès des souscripteurs (comme nous le verrons).

- Prochainement un livre va paraître, etc.

C’EST PLUS FACILE D’UTILISER SON NOM QUE DE DÉFENDRE SA MÉMOIRE.

Pourquoi est-il si difficile d’écrire au Maire de Verdun qu’il se trompe, que la « Voie Sacrée » part de Bar-le-Duc pour rejoindre le carrefour du Moulin-Brûlé situé à huit kilomètres de Verdun.

Vous apprendrez aussi qu’au sommet de l’Etat, on préfère le silence plutôt que de dire la vérité.

Que pour certains élus, il n’y a pas de différence entre la vérité et le mensonge.

Il n’est pas inutile de rappeler en quelques mots, l’histoire de cette route stratégique, dénommée en 1923, « Voie Sacrée » : Elle est devenue le symbole de cette terrible bataille qui s’est déroulée en terre Meusienne dénommée la :

« Bataille de Verdun ».

Ignorée par les élus qui ont voté le 20 février 2014, une proposition de loi concernant :

La « Voie Sacrée Nationale ».

La route stratégique part de la gare de Sommelonne-Baudonvilliers (construite sur le territoire de la commune de Sommelonne, qui se situe entre Saint-Dizier et Bar-le-Duc) pour éviter les embouteillages à Bar-le-Duc, et se termine à huit kilomètres de Verdun, au carrefour du Moulin-Brûlé, aménagé spécialement, pour faciliter le virage des camions, qui retournent vers Bar-le-Duc.

C’est là, sous les bombardements, qui s’intensifient au fur et à mesure que l’on approche du champ de bataille, que les régiments débarquent.

A pied, lourdement chargés, les soldats parcourent de nuit, 15 à 20 kilomètres.

Il leur faut huit heures pour parcourir soixante quinze kilomètres qui séparent la gare de Sommelonne- Baudonvilliers, au carrefour du Moulin-Brûlé où se dresse aujourd’hui le mémorial de la « Voie Sacrée ».

En février 1916 :

Le Général PÉTAIN transforme cette route élargie à sept mètres en 1915, en autoroute (qui deviendra la première en France).

De février 1916 à juillet 1916 :

Elle est exclusivement réservée aux véhicules hippomobiles militaires…

Les camions vont ravitailler, jour et nuit, 7J/7, le front, en hommes, denrées alimentaires, matériels, munitions…

Aux heures les plus chaudes de la bataille de Verdun, circule :

- Pendant 24H/24 et sept jours sur sept, soit en moyenne un véhicule toutes les quatorze secondes. Certains jours, on constate, que la fréquence des passages est de un, à toutes les cinq secondes.

Au cours de la période du 27 février 1916 au 6 mars 1916 :

On transporte :

-      190 000 hommes

-      230 000 tonnes de munitions

-      250 000 tonnes de matériel.

ETC.

Les ¾ de l’Armée Française empruntent cette route stratégique.

Par la loi du 30 décembre 1923 :

Elle est dénommée « Route Nationale-Voie Sacrée-RNVS ».

C’est la route Sommelonne (Baudonvilliers) – Moulin-Brûlé ainsi que le chemin de fer à voie étroite dénommé « Le Meusien » ou familièrement « Le Varinot » en particulier la ligne Bar-le-Duc-Verdun qui permettent aux Combattants de Verdun :

- De tenir face à l’ennemi, sous le regard du monde entier.

Pourquoi la « Voie Sacrée » ne va pas jusque  Verdun.

Dès le 21 février 1916, jour du déclenchement de la bataille de Verdun, la ville est bombardée ; les Allemands vont s’acharner contre elle.

Elle est désertée de ses habitants ; la Mairie (Maire, Conseillers Municipaux…..) s’est installée rue Bellechasse à Paris.

Les troupes de relève ne doivent pas être anéanties et descendent des camions au carrefour du moulin-Brûlé à 8 kms de Verdun.

D’ailleurs, nombreux sont les témoignages des Anciens Combattants, notamment celui de :

- Henry BORDEAUX (Officier à Verdun en 1916) écrivain, académicien, qui écrit :

« Sur la route de Bar-le-Duc à Verdun, à quelques kilomètres de la ville (de Verdun) un carrefour a été aménagé pour le tournant des camions automobiles ; c’est là que les régiments amenés pour prendre part à la bataille et relever les camarades, descendent des camions pour y gagner leur secteur à pied… ».

La « Voie Sacrée » fait partie du patrimoine national tout comme

l’Arc de Triomphe.

Ma passion pour l’histoire de la « Voie Sacrée ».

Passionné d’histoire depuis quarante ans, mon grand-père ayant combattu au cours de la première guerre mondiale à Verdun, je me suis intéressé à cette bataille et plus particulièrement aux moyens de transport (routes, chemins de fer, etc).

J’ai écrit mon premier article de presse, dans les années 1970.

La « Voie Sacrée » n’existe pas dans la traversée de Bar-le-Duc.

Je me suis rendu compte que dans la traversée de Bar-le-Duc, la « Voie Sacrée » n’existe pas officiellement.

Depuis le 31/08/1995 et pendant treize ans, j’œuvre pour que cette route Bar-le-Duc/Moulin-Brûlé soit dénommée « Voie Sacrée » sur la totalité de son parcours.

Mon dossier a été bloqué par les deux Maires qui se sont succédés au cours de la période 1995-2008 (Bertrand PANCHER, aujourd’hui Député-maire, et Martine HURAUT).

Mme JAQUET, Maire de Bar-le-Duc, qui succède à Mme HURAUT, m’écrit ceci :

« J’ai bien reçu votre demande concernant les plaques signalétiques des rues de Verdun et de Saint-Mihiel ».

 « En effet, elles ont été changées, il y a quelques mois, suite à votre courrier, et l’inscription « Voie  sacrée » y figure désormais ».

Treize ans de démarches pour enfin obtenir satisfaction.

Dès 2005, j’ai sollicité le Président du Conseil de la Meuse, pour que soit réparée cette erreur :

- Les 15 kilomètres manquants de la « Voie Sacrée ».

Je lui écrivais ceci :

« Etant donné qu’il n’y a plus de borne monumentale portant le kilomètre 0,920 sur la « Voie Sacrée » afin de respecter le « devoir de mémoire », ne pourrait-on pas réparer en partie cet oubli en plaçant devant la gare de Sommelonne-Baudonvilliers, un monument qui retracerait en quelques mots, l’histoire de cette route stratégique appelée par les Français « Voie Sacrée », par les Allemands la « Route Infernale » ?.

« Pourquoi ne pas profiter de l’année 2006, qui marquera le 90ème anniversaire de la bataille de Verdun, pour inaugurer ce monument ? ».

« Vous serez le Président qui aura donné son identité à cette célèbre route stratégique dénommée « Voie Sacrée », etc ».

Quelques jours plus tard, il me fait cette réponse :

 « Je vous remercie pour votre passionnant courrier sur l’histoire de la « Voie Sacrée » et des suggestions que vous nous faites dans le cadre de la préparation du 90ème anniversaire de la bataille de Verdun ».

 « Je ne manquerai pas de vous informer de la suite à donner à vos propositions, etc ».

Ce courrier est resté sans suite.

Quelques années plus tard, je lui rappelle mon bon souvenir en ces termes :

« Pour votre information, je vous fais parvenir un double du courrier concernant la « Voie Sacrée » que j’adresse au Président de la République ».

« Sachez, Monsieur le président, que je déplore encore aujourd’hui, le fait que vous n’ayez pas donné une suite favorable à mon courrier daté du 04/02/2005, etc ».

Un mois plus tard, je reçois cette lettre :

« C’est avec beaucoup de plaisir que j’ai pris connaissance du courrier que vous avez adressé au Président de la République afin de ré-enraciner la « Voie Sacrée » dans son socle historique ».

« Vous démontrez à travers vos remarques vos exceptionnelles connaissances sur le dossier ».

 « Je vous remercie d’avoir accepté de partager ces connaissances avec la Mission Histoire ».

 « Cette collaboration nous permettra de corriger la situation faite à la commune de Baudonvilliers et de lui redonner toute sa légitimité historique, etc ».

Les dossiers se suivent et se ressemblent. A Bar-le-Duc, on lui supprime quinze kilomètres, à Verdun, on veut lui rajouter huit kilomètres.

Toute cette énergie dépensée, m’a incité à réagir au refus du Maire de Verdun de dire la vérité.

J’ai été surpris par l’acharnement du Maire de Verdun, Arsène LUX, qui s’oppose depuis plusieurs années, dans la presse, à la décision de l’Etat concernant la « Voie Sacrée » qui n’est plus une route nationale, mais départementale, approuvée par le Président du Conseil Général et de sa majorité.

Puis, par la suite, modifiée à la demande du Maire de Verdun, Arsène LUX.

Pendant plusieurs années, pour ne pas dire une décennie :

Il va utiliser comme prétexte la « Voie Sacrée » pour s’opposer à toutes les décisions prises par le Président du Conseil Général, comme nous allons le voir.

Son souhait, modifier la loi de 1923, qui stipule :

Article unique :

« Est classé, comme route nationale, dans son état actuel, l’ensemble des voies vicinales du département de la Meuse qui relient actuellement Bar-le-Duc au carrefour du Moulin-Brûlé, sur la route nationale n°3, ledit itinéraire s’embranchant à Bar-le-Duc, sur la route nationale n°66, au point 0,920 kilomètre, empruntant les rues du Passage-Inférieur (aujourd’hui rue de Verdun) et de Saint-Mihiel à Bar-le-Duc, les chemins vicinaux de grande communication n°s 1 bis, 2 bis et 6 bis et venant aboutir à la route nationale n°3, à 8 kilomètres de Verdun ».

 « La présente loi, délibérée et adoptée par le Sénat et par la Chambre des Députés, etc ».

Le but du Maire de Verdun :

- Qu’elle ne s’arrête plus au carrefour du Moulin-Brûlé comme nous venons de le voir, mais au centre de Verdun.

Je suis le seul à défendre cette loi de 1923 en m’opposant à celui-ci.

Il utilise le budget de sa Mairie, alors que je ne représente rien, j’utilise mes propres deniers.

Comme nous l’avons vu à la lecture de ce site, le Conseil Général n’a pas respecté cette loi :

Entre les deux guerres, la Mairie de Verdun obtient du Conseil Général que la « Voie Sacrée » se prolonge au-delà du carrefour du Moulin-Brûlé, terminal de celle-ci.

On a installé des bornes commémoratives sur le tronçon de la route « Nationale 3 » depuis Moulin-Brûlé jusqu’à sa bifurcation avec le chemin de Chauffour, au lieu-dit « La Californie ».

Le fait d’avoir décider de placer les bornes sur un tronçon de la route « Nationale 3 » n’est pas suffisant.

Quelques années plus tard, la municipalité s’obstine, et décide par une délibération du Conseil Municipal de prolonger la « Voie Sacrée » à l’intérieur de la ville de Verdun et avance ce motif :

 « En 1916, la place de Verdun n’est reliée à l’intérieur du pays que par la fragile route départementale de Bar-le-Duc, etc ».

Or, nous le répétons, la « Voie Sacrée » se termine officiellement au carrefour du Moulin-Brûlé qui est situé à huit kilomètres de la place de Verdun.

Le Conseil Municipal a dénommé la partie de la route « Nationale 3 » qui est comprise entre l’avenue du Mort homme et de la route de Paris :

« Voie Sacrée ».

C’est pour cette raison qu’à l’intérieur de la ville de Verdun se dressent des bornes de la « Voie Sacrée ».

Il ne reste plus qu’à transformer la loi de 1923, c’est ce que va tenter de faire Arsène LUX par tous les moyens.

Avant de rentrer dans le vif du sujet, intéressons-nous au parcours de celui qui fut Maire de Verdun pendant dix neuf ans.

Ancien Préfet, il devient en 1992, Conseiller Général d’Argonne, puis Député en 1993. Il est élu Maire de Verdun en 1995 avec 61,26% des voix. Il est réélu en 2008 avec 52,82%.

Très controversé, il ambitionne un quatrième mandat et se représente en 2014, aux élections municipales, mais n’obtient que 40,40% des voix. Son adversaire est élu en remportant les suffrages avec 49,42%.

Après cet échec, il démissionne de tous ses mandats.

Comme nous allons le voir :

Le conflit entre lui et Christian NAMY, Président du Conseil Général (il n’a pas été réélu aux dernières élections cantonales en 2015) avait transformé le département en guerre des tranchées.

A tel point que la presse titra :

- « Le centenaire 14/18 sera chaud »,

- « 14/18, Verdun, chronique d’un fiasco annoncé »,

- « Verdun, la guerre des tranchées »,

- « Il faut enterrer la hache de guerre » etc.

Reprenons cette affaire depuis son origine :

La deuxième phase de la décentralisation va entrainer le transfert des routes nationales du giron de l’Etat dans celui du département.

Les élus ont neuf mois, à partir de l’entrée en vigueur de la loi, pour se concerter. Un décret désignera comme bénéficiaire du transfert de l’ensemble des routes nationales, soit au département ou de la région selon l’accord intervenu.

A l’exception des routes répondant aux critères prévus par l’article du code de la voirie routière.

C’est le cas dans le département de la Meuse, avec l’A4 et la route nationale 4.

Mais cette décision ne fait pas l’unanimité au sein du Conseil Général. On voit mal la Route Nationale de la Voie Sacrée (RNVS) abandonnée par l’Etat.

Après de longs débats au sein de l’Assemblée départementale, une majorité d’élus accepte le transfert de la « Voie Sacrée » au département de la Meuse, à condition dit-on : « d’obtenir une compensation de l’Etat ».

Parmi les quelques opposants à cette décision, Arsène LUX, Maire de Verdun, refuse vigoureusement ce choix et ne veut pas en rester là.

Il adresse un courrier au Ministre de l’Equipement et des Transports et de l’Aménagement du Territoire pour lui demander de revoir sa copie afin que la « Voie Sacrée » ne quitte pas le réseau nationale et dit-il :

« Son déclassement porterait atteinte à sa « symbolique histoire universelle ».

Il prend soin d’adresser un double de celui-ci, au Président de la République Jacques CHIRAC, Jean-Pierre RAFFARIN, ancien Ministre, etc.

C’est le début de ce conflit qui va se transformer en une véritable guerre  entre le Conseil Général de la Meuse avec à sa tête Christian NAMY et le Maire de Verdun, Arsène LUX.

A son tour, Christian NAMY réagit, en écrivant, lui aussi, au Chef de l’Etat.

« ……..Nous nous démarquons clairement de tout refus de transfert de cette voie qui ne servirait ni les exigences de développement, ni le devoir de mémoire… ».

Le Ministre de l’Equipement et des Transports répond au courrier que la Mairie de Verdun lui a adressé et lui confirme le déclassement de la « Voie Sacrée ».

Au sein de la Mairie, la déception est grande. Arsène LUX ne baisse pas les bras, une nouvelle fois, il s’adresse au Chef de l’Etat et espère le sensibiliser, en mettant l’accent sur le rôle stratégique de cette route au cours de la bataille de Verdun, qui est devenue un symbole, etc. Il a l’espoir que cette fois-ci, il tiendra compte de ses observations et qu’enfin il obtiendra satisfaction.

Au cours des séances du Conseil Général, en présence du Maire de Verdun, les réunions sont houleuses. Sans cesse, il interpelle le Président NAMY et dénonce, dit-il :

- Ses échecs dans las gestion des finances du département, dans la politique de mémoire, etc.

Lors de la présentation de la nouvelle carte des routes nationales par le Ministre des Transports, il est confirmé que la « Voie Sacrée » perd son statut de « Route Nationale » et de vient officiellement « Départementale ».

Une nouvelle fois, c’est la déception, Arsène LUX confirme qu’il est opposé à la « banalisation de la ‘’ Voie  sacrée ‘’ ».

Il n’est pas inutile de rappeler que vingt trois conseillers généraux sont pour cette décision, sept se sont abstenus, une seule vois est contre, c’est celle du premier Magistrat de la ville de Verdun, le plus virulent.

Son adversaire, le Président NAMY se réjouit de cette décision officielle, qui va permettre au Conseil Général d’avoir la maîtrise sur l’aménagement de l’axe routier qui mènera à la gare « TGV Meuse », elle se situera à égale distance entre Verdun et Bar-le-Duc.

L’affaire se complique :

Avec la décision de l’Etat qui désigne le Conseil Général de la Meuse pour gérer les champs de bataille de Verdun ainsi que la citadelle, ne facilite pas les relations entre les deux élus.

Le Président NAMY, explique à qui veut l’entendre :

« ….J’ai tendu la main, en évitant à chaque fois de mettre de l’huile sur le feu. Mais je ne comprends toujours pas las stratégie de rupture d’Arsène LUX, etc ».

 

Christian BOULAY

 

(Voir suite 2).

 

 

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